Une récente étude de RTLAdConnect met en lumière le poids grandissant de la vidéo comme support d’investissement publicitaire. Les marques de tout secteur y engageront davantage de dépenses en d’annonces à compter de 2020, que cela soit sur la télévision traditionnelle que sur son pendant digital et numérique.

 

La vidéo, reine de la pub en 2020

Si la vidéo est déjà le support phare en digital, son poids ne cessera d’augmenter d’ici 2020 selon l’étude réalisée par RTLAdConnect, y compris d’ailleurs sur la TV classique.

L’étude TV KEY FACTS 2018 avance qu’elle représentera en 2020 50,6% des investissements publicitaires globaux, soit 235 milliards de dollars dépensés sur une note totale de 464 milliards de dollars. Fait notable : ces investissements seront en augmentation, de l’ordre de plus de 11 % par rapport à l’année 2017, année durant laquelle ils représentaient déjà non moins de 212 milliards de dollars.

Le digital profitera également de ce regain de forme. Ainsi, de 12,6 % en 2017, la part du secteur dans l’ensemble des investissements vidéo passerait à 18,4 % en 2020. Une belle et nette progression qui fait écho à l’appétit des internautes pour les contenus visuels sur YouTube, Facebook, Instagrap, Netlix & co. Les contenus TV consommés en flux ou en catch-up sont en plein boom partout dans le monde, et les marques se doivent d’être là où se trouvent leurs clients.

C’est déjà le cas au Royaume-Uni, un marché dans lequel les usages sont plus matures. Un marché qui donne des clés sur ce à quoi ressemblera le marché français. Là-bas, le temps passé à consommer des vidéos sur YouTube a triplé en trois ans à peine. Il représente actuellement 6% du temps total de consommation de vidéo. Jean-Baptiste Moggio explique que «La consommation de la télévision, en live ou en catch-up, représente ¾ de la journée vidéo. Et en France, où la SVOD est moins mature, la TV représente 86% de la consommation de contenu vidéo, et ce chiffre monte à 95% en ajoutant YouTube».

 

Les VOL en hausse grâce aux influenceurs

L’étude met en relief des disparités dans les goûts des internautes pour les VOL – vidéo On Line -.

Au Royaume-Uni, les contenus en relation avec la musique, la danse et les divertissements pour enfants sont les plus prisés tandis qu’en France c’est incontestablement celles en rapport avec la gastronomie et la beauté qui affolent les compteurs de vues.

En Allemagne, les voyages et l’éducation sont les deux thèmes fédérateurs autour de la VOL.

Côté TV, les séries tiennent le haut du pavé au Royaume-Uni – 70% des 500 programmes les plus performants – contre les émissions d’actualités en France comme en Allemagne – plus de 33 % – .

En se penchant uniquement sur la VOL, l’étude fait remonter un fait très significatif: les influenceurs sont responsables de près de 80% de la hausse générale des vues en 2017.

 

Les annonceurs se préparent par ailleurs à une autre grande mutation à venir avec la fin de la séparation claire et nette entre le on et le offline. Les frontières entre les deux catégories de vidéos, TV ou en ligne, s’étioleront progressivement. Pour Jean-Baptiste Moggio «52% des foyers européens ont une smart TV et la publicité adressée est une réalité au Royaume-Uni et en Allemagne.». En France, déjà plus de 11 millions de foyers sont équipés d’une IPTV ou de la box d’un opérateur internet.