Prêt participatif ou crowdlending

Souvent confondu avec le crowdfunding alors qu’il en est une sous-catégorie, le crowdlending correspond en français au prêt participatif. Un prêt, et non un don, réglementé pour permettre aux porteurs de projets de lever des fonds et aux investisseurs de parier avec intérêts sur des entreprises en développement.

Le crowdlending, kézako ?

Avec Internet, le crowdfunding s’est largement développé au cours de ces dernières années et on ne compte plus les plateformes qui y sont dédiées : KissKissBankBank, Ulule, Zentreprendre… Ce mode de financement qui a notamment permis de révéler le chanteur Grégoire aux yeux du grand public via My Major Company, est désormais connu de tous. Il faut cependant différencier le crowdlending du crowdfunding. Si le crowdfunding relève davantage du mécénat, le crowdlending, également appelé peer-to-peer lending, est un mode de financement entre particuliers. D’un côté, les entreprises qui ont besoin de capital pour se développer sans recourir aux services d’une banque. De l’autre, les prêteurs qui souhaitent investir dans l’économie réelle et percevoir, en contrepartie, des intérêts financiers.

 

Crowdlending : un prêt participatif réglementé

Contrairement aux idées reçues, le crowdlending est parfaitement encadré par la loi. En 2014, face à l’émergence des plateformes de crowdfunding, le financement participatif a fait l’objet d’une ordonnance. Celle-ci définit le règlement des plateformes destinées au crowdlending. Concrètement, celles-ci doivent être agréées. Les investisseurs comme les entrepreneurs doivent s’assurer que la plateforme qu’ils sollicitent est bien référencée auprès de l’ORIAS, l’organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance. L’intérêt de cette démarche pour les prêteurs tient aussi dans les intérêts élevés dont il est possible de profiter. Les taux pratiqués peuvent en effet atteindre 10 %.

Crowdlending : les entreprises concernées

Alors que le crowdfunding peut s’adresser aux acteurs culturels et associatifs comme aux porteurs de projets balbutiants, le crowdlending est destiné aux entreprises déjà créées avec un historique et une vision de l’avenir. Elles doivent en effet pouvoir justifier d’un chiffre d’affaires suffisant et d’une capacité d’endettement. Les risques sont ainsi limités pour les investisseurs. À noter qu’en 2016, près de 100 millions d’euros de fonds ont été levés par le système du prêt participatif faisant du crowdlending la branche du crowdfunding qui affiche la plus forte croissance.